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      Les araignées - généralités

     

    Les Arthropodes (articulés) représentent 80 % des espèces animales : insectes, arachnides, myriapodes, crustacés

    Les araignées sont des arachnides, comme les scorpions, les acariens, les opilions ou faucheux, les pseudoscorpions …

    On les  trouve dans tous les milieux : lacs, grottes, arbres, maisons, sous les pierres. Des déserts…au Groenland.

    Les arachnides, possèdent 4 paires de pattes, des chélicères, ils n’ont ni antenne ni aile.

    Dans le monde, les araignées mesurent de 0,3 mm à 13 cm (voire plus) de taille de corps.

    Pour grandir les araignées doivent muer, le nombre de stade est variable. Souvent les mâles sont reproducteurs avant les femelles d’où leur taille plus faible.

    Très peu d’espèces muent tout au long de leur vie, avec à la fin une croissance faible mais présente (Filistates, Mygales), les autres atteignent un stade définitif au-delà duquel elles ne grandissent plus (adultes).

    Les cycles de vie sont surtout annuels, sur deux ou trois ans voire plus chez quelques grandes espèces ou pour les mygales, avec sous les climats tempérés des espèces adultes au printemps, d’autres en fin d’été  et un troisième groupe avec des adultes en hiver. Les espèces cavernicoles ou domestiques échappent à ce système.

    Les araignées sont toutes carnassières et prédatrices principalement d’invertébrés. Mais leur digestion se fait à l’extérieur du corps.

    Elles contribuent au contrôle et la régulation des populations d’insectes : fourmis, moucherons, moustiques…Elles luttent ainsi contre le développement de maladies comme la dengue, zica… et apportent une aide pour les cultures en réduisant le nombre des insectes ravageurs (lutte biologique).

    ANATOMIE

    Les parties du corps de l’araignée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La vue 

    Les araignées voient sur 360° car à tout moment elles peuvent se faire tuer, d’où suivant les espèces et son mode de vie, la variation de la position des yeux.

    Les yeux sont au nombre de 8 à 0 (cavernicoles). Leur taille est supérieure à celle du cerveau !

    Ils sont souvent positionner par 2 rangées de 4. Les médians antérieurs sont les plus performants, les yeux latéraux détectent eux les mouvements. La vue des araignées est mauvaise sauf chez les Salticidae.

    La position des yeux sert également à la détermination…

    Les chélicères, venin et pièces buccales

    Les araignées sont toutes carnassières et prédatrices principalement d’invertébrés. Mais leur digestion se fait à l’extérieur du corps.

    Les chélicères sont constituées de deux articles : l’article basal et le crochet. Elles sont utilisées pour mordre la proie et lui injecter le venin. L’article basal est très gros car il contient les muscles et les glandes à venin.

    Les crochets  véhiculent le venin produit par des glandes situées à la base des chélicères.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quand une proie est capturée et immobilisée, l’araignée lui injecte du venin dans le corps et une grande quantité de liquides digestifs contenant des enzymes puissantes. Ces liquides vont dissoudre les tissus de la proie.

    Le venin est le principal moyen de défense d’une araignée, mis à part les Uloboridae, toutes les familles en sont pourvues…

    Il sert à paralyser et pré-digérer les proies. Ces venins (surtout pour les espèces tropicales) sont parfois d’une toxicité extrême (supérieure à celle des serpents), heureusement la quantité injectée est trop faible pour qu’il y ait beaucoup d’accidents. Sur plus de 46000 espèces seulement une douzaine sont dangereuses pour l’homme.

    Suivant les espèces les deux composantes du venin sont en quantités différentes. Le venin peut être anodin pour les vertébrés et foudroyant pour les « invertébrés ».

    Les composantes neurotoxiques qui perturbent la transmission de l’influx nerveux en contraction musculaire, et

    Les composantes nécrotiques qui détruisent les tissus autour du point de morsure.

    Quelques espèces seulement peuvent inoculer leur venin à l’homme (puissance de pénétration), parmi elles, certaines seulement ont un venin actif sur l’humain.

    Les pattes-mâchoires

    Après les chélicères, les pattes-mâchoires,  sont situées à l’avant du corps, elles portent des structures à sensibilité chimique (organes du goût et de l’odorat). Elles sont rattachées aux pièces buccales.

    Elles servent également de mâchoires chez certaines espèces.

    Elles sont aussi le support des organes copulateurs mâles (ces organes ressemblent à de petits gants de boxe).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La base des palpes est pourvue d'une excroissance recouvrant en partie l'orifice buccal, les lames maxillaires. Elles jouent un rôle de filtre lors de l'ingestion de nourriture grâce à une série de soies (les scopulas) situés sur leur bord antérieur et d’un peigne filtrant (la serrula).

    La pièce labiale est située à l’arrière de l’orifice buccal, elle est parfois soudée au sternum. Elle aspire les aliments liquides et expire des enzymes digestives.

     

    Les pattes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Elles sont au nombre de 8, terminées par des griffes qui accrochent la soie pour se déplacer, se dégager, mais ne permet pas à l’araignée de s’accrocher aux surfaces trop lisses.

    Les pattes  sont constituées de 7 articles qui sont en partant du corps : la Hanche, le Trochanter, le Fémur, la Patella, le Tibia, le Métatarse et le Tarse.

    Les araignées peuvent provoquer la rupture d’une patte en cas d’agression (autotomie). Cette rupture à un point particulier ne provoque pas d’hémorragie, et après quelques mues le membre est régénéré ( sauf si elle est adulte).

    Les organes sensoriels

    Les organes sensoriels non visuels et la perception des proies

    - La perception tactile de l’araignée compense la mauvaise qualité de sa vision, elle touche et écoute les vibrations (qui sont des sons).

    - L’organe tarsal perçoit l’hygrométrie (perception fondamentale pour la survie des araignées, en général peut résistantes à la sécheresse).

    - Les trichobothries perçoivent les vibrations de l’air, ce sens équivaut à notre ouïe.

    - Des soies tactiles perçoivent la structure de ce qu’elles touchent.

    Les épines perçoivent les vibrations de la toile ou informent l’araignée qu’une patte est entrée en contact avec un obstacle

    Il y a environ 8000 soies réceptrices sur chaque patte !

    Certaines de ces soies perçoivent à distance la phéromone femelle et permettent au mâle de se diriger. Les organes lyriformes eux indiquent à l’araignée quelle est sa position dans l’espace, le degré de pression sur son corps, les changements de température.

    L’extrémité des pattes se termine par des griffes mobiles

    Les espèces à trois griffes peuvent bloquer la soie et arrêter son dévidement: idéal sur les toiles. C’est bien entendu le cas de toutes les espèces à toile.

    Les espèces à deux griffes seulement, ayant le même rôle, moins efficaces, mais associées à de nombreuses soies adhérentes : les fascicules unguéaux (forces de van des Waals), permettant la locomotion sur les surfaces lisses (rochers, feuilles de certaines plantes, …). C’est le cas des espèces errantes à quelques exceptions près, dont une famille celle des Araignées-loups (Lycosidés).

    L’abdomen

    Le second segment abdominal (le premier est le pédicule) porte les poumons, en général deux (la surface d’échange y est supérieure à celle du corps) et les orifices génitaux  (y sont présents dans les deux sexes).

    L’enveloppe de l’abdomen (la cuticule) est souple et extensible pour pallier aux variations dues à la nourriture, à la présence d’œufs…)

    Les araignées possèdent un cœur très primitif. Leur sang est incolore, mais l’oxydation le bleuit !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les araignées respirent par 4 petits orifices situés à l’avant de l’abdomen, ces stigmates sont reliés soit

    • à des poumons (où l’air circule entre des couches de tissus très irrigués par le sang qui y dépose l’oxygène)

    • ou des trachées (conduits ouverts sur l’extérieur qui s’enfoncent dans le corps en se ramifiant. L’oxygène est amené directement au contact des cellules sous forme gazeuse, l’air est renouvelé par les mouvements du corps).

    Les araignées peuvent avoir 4 poumons, 4 trachées, 2 poumons, 2 trachées ou 2 poumons et 2 trachées suivant les espèces.

    C’est  dans un repli de la cuticule nommé le pli épigastrique que débouchent les appareils reproducteurs mâle ou femelle. Il est très spécifique à une espèce, c’est ce qui aide à la détermination. Chez la femelle, on l’appelle l’Épigyne. Chez le mâle, le bulbe copulateur est situé sur la patte mâchoire.

    Le sternum

    C’est une plaque fortement chitinisée et donc rigide appelée sternum sur la face inférieure (la forme du sternum sert à la détermination).

     

     

     

    La reproduction

    Les mâles adultes sont presque toujours errants, ils recherchent donc une femelle, souvent territoriale.

    Ils sont aidés par la soie des femelles, imprégnée de phéromones. (La soie produite par les mâles ne leur sert pas à construire une toile pour s’alimenter).

    Mais pour pouvoir féconder une femelle, le mâle dont les testicules sont situés dans l’abdomen, doit remplir ses bulbes de sperme. Pour cela dès qu’il atteint la maturité sexuelle, il tisse une petite toile spermatique très simple. Il y dépose un amas de la semence issue de son abdomen puis l’aspire dans ses organes copulateurs. Enfin il part à la recherche d’une femelle.

    L’accouplement se fait souvent avec les individus face à face, le mâle saisit les chélicères de la femelle avec les siens, les écarte, il soulève l’avant de la femelle avec ses pattes et la féconde directement. Soit il peut monter sur le dos de la femelle et contourner son abdomen avec ses palpes et la féconder. En général les bulbes sont introduits l’un après l’autre. L’accouplement dure en moyenne 1 heure !

    Les mâles doivent d’abord faire attention de ne pas être pris pour une proie, d’autant plus qu’ils sont très souvent beaucoup plus petits que les femelles. D’où la fonction de la parade nuptiale.

    Mais contrairement aux idées reçues, le cannibalisme conjugal est assez rare, et les mâles ne s’accouplent souvent qu’une fois dans leur vie, et surtout ils meurent bien avant les femelles donc en étant mangés ils favorisent la survie de leur progéniture.

    Pour les araignées sur toile, certains mâles infligent à la toile une vibration dont la fréquence inhibe l’agressivité de la femelle. Il peut ainsi s’approcher et s’accoupler, mais il lui faut fuir rapidement.

     

    L’araignée femelle fécondée, par introduction des bulbes copulateurs dans son épigyne,  stocke la semence dans une spermathèque, poche située non loin de l’orifice de fécondation. Les œufs s’y développent pendant 1 mois environ, s’il fait froid ou si la température est trop forte les œufs ne se développeront pas.

    La période de stockage peut être de plusieurs mois. Les femelles pondent en jours décroissants, si elles ne trouvent pas de mâle elles pondront dans 1 , 2 voire 3 ans, c’est variable suivant les espèces et leur aire de répartition.

    Juste après la ponte, la spermathèque libère le sperme qui recouvre alors les œufs suffisamment tendres pour être fécondés.

    Les filières

    Les filières sont donc généralement au nombre de 6. Elles sont constituées de nombreuses fusules (petites saillies qui terminent le conduit menant de la glande séricigène vers l’extérieur).

    Le fil de soie est constitué de plusieurs fibrilles réunies. 

    Il y a différents types de soie associés dans les différents usages :

    pour la chasse (toiles, emmaillotage)…,

    le déplacement, contre les  chutes (fil de sécurité dévidé au fur et à mesure), pour les pontes,  comme abri, pour tapisser le terrier, et pour la   dissémination.

    La fabrication de la toile provient d’un comportement instinctif (génétique), les araignées savent construire des toiles, mais si celle-ci est abîmée elle en construit une nouvelle, seulement quelques espèces réparent leur toile, comme Uloborus walckenaerius.

    Les toiles se désagrègent très lentement dans la nature, car la soie ne subit aucune attaque de champignons ou de bactéries grâce à la présence d’un enduit protecteur bactéricide et fongicide.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les propriétés de la soie

    La résistance moyenne « d’un fil de soie » est de 149 kg par mm2 (supérieure au nylon) certaines sont même plus résistantes que l’acier.

    L’élasticité lui permet de s’étirer d’un tiers de sa longueur (parfois 1/2) avant de rompre.

    Le rapport entre légèreté et élasticité : il faudrait tisser 40 km de fil pour que le poids de l’araignée fasse casser celui-ci.

    L’ensemble d’une toile d’une épeire diadème, pèse 0,25 mg et supporte un insecte de parfois 500 mg (soit 2000 fois plus !

    Les différents types de soie sont produits par des glandes situées dans l’abdomen de l’animal, dites glandes séricigènes. On en connait 9 sortes selon  le type de soie désiré. Ces glandes sont des petits sacs dont la paroi est constituée de cellules déversant des protéines vers l’intérieur. Un canal mène vers l’orifice de sortie : la fusule.

    Chaque filière produit un fil de soie spécifique (cocons, toiles, fil de déplacement…). Des muscles sont rattachés aux filières et permettent de les déplacer dans différents plans (les écarter, les resserrer en fonction des besoins du tissage). La soie est extraite par les pattes arrière de l’araignée ou par son propre poids en cas de chute, c’est cette traction qui transforme la soie liquide en soie solide.

    Après leur 2ème mue, Le milieu naturel n’étant plus assez riche pour pouvoir toutes les nourrir.

    les jeunes araignées se dispersent ou essaiment. A ce moment-là, elles se servent toutes de la soie, elles montent au sommet d’un arbuste ou d’un arbre attendent une brise, elles émettent alors un long fil de soie qui pris par la brise les transporte comme pour un parachute ascensionnel. Ces fils abandonnés à l’atterrissage portent le nom de « fils de la Vierge ».

     

    Les cocons

    Le cocon de l’Argiope bruennichi est constitué de couches de fils aux propriétés différentes : imperméables, protection thermique, camouflage, protection contre les prédateurs

    Toiles

    Les œufs sont toujours pondus dans de petits réceptacles en soie (sacs ovigères ou cocons).

    Suivant les espèces les mères n’ont pas le même comportement, le plus souvent la mère au moment de pondre tisse une nappe de soie sur laquelle elle dépose des œufs, dont le nombre varie suivant les espèces (de quelques-uns à des centaines et leur taille est proportionnelle à la taille de la femelle), puis elle en rabat les bords pour former un petit sac (sac ovigère) et abandonne son cocon remplit d’œufs. Elle peut aussi construire un  cocon complexe avec ou sans toile pouponnière.

    Parfois le cocon est camouflé sous une pierre, sous une toile, dans une feuille roulée, recouvert de graviers, poussières, boue, débris divers, qui l’abrite des prédateurs

    Certaines mères protègent leur cocon jusqu’à leur mort (les Thomisidae), d’autres (les Lycosidae) transportent le cocon par les filières jusqu’à l’éclosion puis se chargent de leur progéniture sur leur dos jusqu'à leur deuxième mue.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La Pisaura mirabilis monte la garde jusqu’à la seconde mue des petits qui quittent alors la toile et se dispersent.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Certaines mères transportent leur cocon au soleil pour le réchauffer puis le soir venu, le remet à l’abri de la végétation. Atypus affinis vit, elle, plusieurs mois avec ses petits dans sa chaussette. Même certaines mères chassent et régurgitent un liquide pour nourrir les petits !

     

    Le tubercule anal termine le système digestif. C’est par cet orifice que sont expulsés les résidus de la digestion.

     

    MODES DE CHASSE  

    les errantes diurnes

    Elles se déplacent au hasard à la recherche d’une proie. En général elles pratiquent une chasse à vue, après la perception et l’approche, elles mordent la proie.

    Les plus performantes sont les Salticidae, car elles sont dotées d’une vue performante, leur venin est très actif et elles sautent sans hésiter sur leur victime.

    la chasse à courre : araignées-loups (Lycosides)

    Les araignées loups (les Lycosidae) voient bien, elles pratiquent la chasse à courre, elles poursuivent la proie jusqu’à la fatiguer.

    les espèces d ’affût 

    les Pisauridés , Araignées-crabes (Thomisidés)

    Les Thomises restent à l’affût pendant plusieurs heures. L’araignée attend posée sur ces 2 paires de pattes arrière déploie largement les 2 de l’avant.

    A l’arrivée d’un proie l’araignée reste immobile, ce n’est que lorsque l’insecte passe à proximité immédiate que celle-ci l’enserre et le tue.

    Araignées-cracheuses (Scytodidés) Enfin les « araignées cracheuses », les Scytodes  ont leur glande à venin avec une fonction particulière,

    car l’araignée projette son venin sur sa proie, qui est plaquée au sol par la sécrétion épaisse et gluante.

    Les errantes nocturnes : Clubionidés

    Parmi les errantes nocturnes, les Clubionidae sont sous des loges de soie sous les pierres en journée et la nuit elles chassent également à vue mais surtout par contacts et vibrations.

    les araignées à toile en réseau Théridiidés,

    Chez d’autres espèces, la toile n’est pas régulière, on trouve alors une dizaine de fils verticaux entrelacés au sommet d’une plante, sous une large feuille, une grosse branche ou encore au sol vers des fils horizontaux tendus pour servir de soutien. Les insectes errant sur le sol heurtent ces fils et s’y empêtrent sans s’y coller, l’araignée doit ruser pour atteindre sa proie.

    Les toiles en réseau (Theridiidae) sont collantes pour attirer et piéger les fourmis.

    Les toiles en nappe Linyphiidés

    Les toiles en nappe (Linyphiidae, Pholcidae) sont faites de fils très serrés constituant des étendues de toiles régulières de soie, souvent horizontales, posées sur le sol, sur une surface ou bien suspendues.

    Les araignées se postent alors sur, sous ou à proximité de la nappe pour surveiller.

    Les toiles en nappe avec repaire  Agélénidés

    Les toiles en nappe avec repaire où l’araignée se cache dans son repaire (Agelenidae).

    Ainsi Agelena labyrinthica tisse une toile se terminant par un entonnoir où elle reste aux aguets.

    Les tégénaires des maisons, profitent, elles d’une fissure de mur pour construire une toile en nappe qui converge vers cet abri terminé par un entonnoir.

    Elle se poste à l’entrée réagissant à la moindre vibration.

    La femelle tombe en catalepsie si elle est réceptive

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les toiles en tube Filistatidae

    Beaucoup d’araignées creusent des terriers ou profitent de fissures, de trous vides, qui leur servent d’abri. Souvent simples sans fermeture, d’autres sont complexes, ils comportent des galeries qui se dédoublent, des sorties de secours, des cachettes ou des doubles fonds.

    Les toiles en tubes (Segestriidae, Filistatidae) sont garnies de fils avertisseurs.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Toiles en chaussettes Les Atypus tissent une « chaussette » de soie d’environ 30 cm qui tapisse le terrier et continue vers l’extérieur. La partie aérienne (environ 10 cm) couverte de débris végétaux sert de piège ,  en fait si des vibrations sont ressenties sur celle-ci l’araignée se déplace à l’intérieur de la chaussette et mord la proie au travers, ensuite elle déchire la paroi et entraîne son repas au fond du terrier, après avoir réparé le trou.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chez certaines mygales le terrier est tapissé de soie mais de longs fils rayonnants en partent, servant de détecteurs qui informent l’araignée de la présence d’une proie potentielle. Le terrier est obturé par un opercule qui la dissimule. Quand la proie est proche, l’araignée la mord et l’entraîne tranquillement à l’abri au fond du terrier.

    Certaines galeries sont fermées par des opercules les rendant invisibles. Ces terriers sont une arme efficace parfois contre les ennemis, mais surtout contre les variations de température et le dessèchement.

    Ils sont tapissés de soie sur une partie ou sur toute la longueur. Les terricoles se positionnent à l’orifice et attendent une proie éventuelle.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les toiles géométriques

    On les appelle les toiles orbitèles ou régulières.

    Elles sont les plus perfectionnées.

     

    Les aranéidés se postent au centre de la toile (non adhésive), ou se tiennent à l’écart cachées dans des feuilles retenues par quelques fils.

    Un fil d’alerte relie le centre de la toile à la retraite, les insectes pris au piège font vibrer la toile et provoque l’arrivée de l’araignée.

    L’araignée injecte du venin à sa proie, l’emmaillote dans de la soie et/ou la tue après l’emmaillotage.

    Les araignées orbitèles tissent une toile par jour, à la place ou à proximité de l’ancienne.

    L’araignée se perche et émet un fil que le vent emporte vers un obstacle voisin..

    LES ENNEMIS DES ARAIGNEES

    Les hyménoptères parasites

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les araignées font partie de la chaîne alimentaire : elles sont mangées (elles servent de nourriture) par de nombreux animaux, dont des oiseaux, les mammifères insectivores, les hérissons, les musaraignes, les poissons, les batraciens, certains insectes comme les libellules, les forficules sont tous des prédateurs d’araignées.

    Elles peuvent également être parasitées par des champignons, des vers, des végétaux et des insectes (hyménoptères parasites) qui souvent pondent sur ou dans l’araignée ou dans les cocons (comme des petites guêpes : les pompiles).

    L’Homme 

    Le plus gros prédateur des araignées reste l’homme : les ménagères, la gastronomie la réduction de certains habitats naturels et l’usage intensif de pesticides.

    Par ses actions chaque jour il détruit un peu plus la biodiversité.

    - un peu pour étudier,

    - un peu pour manger

    - beaucoup dans les pays riches en détruisant la faune (pesticides, aspirateurs)

    Mais surtout par l'artificialisation des terrains en France : 7 hectares de milieux naturels et de terrains agricoles sont détruits en moyenne par heure (soit un département tous les 10 ans !) ce qui correspond à 5% de la surface agricole réduite par an.

    Les araignées sont sensibles également aux changements climatiques , certaines espèces remontent vers le Nord et d'autres disparaissent en raison de la sécheresse.

    Il faut donner envie aux jeunes de contempler et d'observer la nature pour qu'ils se rendent compte de ses richesses et ainsi ils la préserveront.